Le niveau réel des élèves en France

Article de Caroline Brizard (L'Obs)

Un jugement sévère ?

Vous jugez sévèrement le niveau de beaucoup d’élèves qui sortent du lycée…

Les élèves apprennent ce que nous leur disons d’apprendre, et beaucoup suivent assez docilement les consignes que nous leur donnons. Aujourd’hui une majorité d’élèves, un bac en poche, est-elle capable de rédiger deux pages dans un français correct ?
A-t-elle une maîtrise convenable, ne serait-ce que d’une seule langue vivante ? A-t-elle une culture historique et scientifique minimale ?

 

 





Le niveau est bel et bien en baisse

Beaucoup d’enquêtes sérieuses démontrent que ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas être “décliniste” que de le dire, cela ne signifie pas nécessairement que l’on pense que “c’était mieux avant”. C’est juste un constat.

Augustin d’Humières, professeur de latin-grec dans une banlieue d’Ile-de-France, dénonce le mensonge de l’égalité scolaire…

 

Augustin d’Humières est professeur de lettres classiques dans un lycée de Seine-et-Marne depuis 1995.
Avec ses anciens élèves, il fonde en 2003 l’association Mêtis, qui œuvre notamment pour la promotion du grec et du latin comme vecteur d’égalité des chances et de réussite scolaire. Il est l’auteur, en collaboration avec Marion Van Renterghem, d’Homère et Shakespeare en banlieue, publié en 2009 aux éditions Grasset.
En 2015, il réalise, avec Cyrille Hubert, un documentaire, Hors-classe, pour la défense du grec et du latin.